mardi 20 février 2018

Zéro déchet : par où commencer?


Ça y est, vous êtes décidés : vous voulez adhérer au zéro déchet. Par où commencer? Que pouvez-vous changer concrètement? Malgré toute notre motivation au départ, il n'est pas facile de connaître les solutions de rechange écologiques. Ainsi, je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de faire un récapitulatif de mes habitudes de vie zéro déchet et de les partager. Si cela peut être utile à certains, j'en serais très heureuse.Voici donc une liste exhaustive de tous les éléments que j’ai changés dans ma vie pour adopter autant que possible un mode de vie zéro déchet.

Commençons par la salle de bain/produits nettoyants (voir la photo qui présente l'essentiel de ce que j'ai dans ma salle de bain)
  •           J’ai arrêté d’acheter de la crème à raser, j’utilise tout simplement du savon.
  •        Parlant de rasage, je me suis procuré un rasoir de sûreté (entièrement en métal) duquel je n’ai qu’à changer la lame lorsque celle-ci est trop usée.
  •           J’achète mon shampoing et revitalisant en vrac.
  •           J’achète mon savon multifonctions en vrac (corps, mains, vaisselle et animaux).
  •           J’achète mon produit nettoyant pour la salle de bain en vrac.
  •           J’achète des brosses à dent en bambou (à mettre au compost une fois usée).
  •           J’achète mon dentifrice en vrac.
  •           J’achète de la soie dentaire naturelle compostable.
  •           J’achète mon déodorant en vrac.
  •           J’achète mon baume à lèvres en vrac.
  •         J’utilise la Diva Cup… ainsi que le produit nettoyant au pH neutre. Certes, c’est un déchet. Mais une bouteille me dure au-delà de deux ans, donc c’est minime.
  •           J’utilise un oriculi pour me nettoyer les oreilles… donc plus de « Q-Tips » dans la poubelle!
  •           J’utilise des mouchoirs en tissu que je lave une fois sales.
  •           J’achète mon produit nettoyant tout usage en vrac.
  •           J’achète mon savon à lessive en vrac.
  •           J’utilise des boules de séchage… donc plus de feuilles assouplissantes !
  •           J’achète mon papier de toilette en vrac (je n’ai malheureusement pas encore opté pour le papier de toilette lavable).
  •          Je ne tire pas la chasse d’eau pour les pipis et j’invite mes invités à faire de même à l’aide d’une petite affiche.



Passons à la cuisine.
  •           J’achète mon savon à vaisselle en vrac.
  •           J’utilise une éponge Loofah pour laver ma vaisselle (à mettre au compost une fois usée).
  •           J’utilise un tapis de cuisson en silicone… donc plus de papier d’aluminium !
  •       J’utilise des contenants hermétiques ou encore des feuilles d’emballage en cire d’abeille pour conserver mes aliments au frigo… donc plus de pellicule plastique !
  •           J’utilise des contenants hermétiques pour mes lunchs.
  •           J’ai arrêté d’acheter du papier essuie-tout, j’utilise tout simplement de bonnes vielles lavettes.


Mes commissions
  •           J’utilise des sacs d’épicerie en tissu (et j’en traîne d’ailleurs toujours un dans mon sac pour les emplettes imprévues).
  •           Je n’utilise plus de petits sacs en plastique pour mes fruits/légumes, je les lave tout simplement.
  •        Je fais une grande partie de mon épicerie dans des magasins zéro déchet/en vrac où j’apporte mes contenants pour me procurer ce dont j’ai besoin (farine, sucre, cassonade, poudre à pâte, bicarbonate de soude, avoine, pâtes, lentilles, orge, tofu, sirop d’érable, huile, pépites de chocolat, riz et j’en passe!).
  •           Je demande à recevoir ma facture par courriel lorsque possible.
  •           J’achète les gâteries pour mon chien en vrac.


Autre
  •           Je n’utilise pas de pailles ni de serviettes de table en papier.
  •           J’utilise le transport en commun pour me déplacer.
  •          Je refuse les sollicitations publicitaires par le biais d’un autocollant qui l’indique sur ma boîte postale.
  •         J’apporte mes contenants/sacs de collation/tasse lorsque je vais dans un « fast-food » pour éviter les déchets jetables inutiles.
  •  Je refuse les cadeaux de participation/produits promotionnels/coupons/cartes d’affaires/dégustations etc… pour éviter des déchets inutiles.
  •       Lorsque j’ai le choix, je me tourne vers des matériaux durables comme le bois et le métal et j’évite autant que possible le plastique.
  •           Tant que mes objets sont encore fonctionnels, je les utilise.
  •      Si je n’ai pas de sac réutilisable ou de contenant avec moi, je remets tout simplement mes commissions. Adopter un mode de vie zéro déchet, c’est avant tout être organisé.


Il en faut peu pour être heureux!


Comme le dit si bien la chanson du Livre de la jungle, « il en faut peu pour être heureux ». Les biens matériaux, les publicités, le magasinage, la semaine de 40 heures de travail, la surconsommation, le capitalisme… ouff! Trop c’est trop. A-t-on vraiment besoin de tout ça? On vit dans une société qui prône assurément tous ces éléments, mais personnellement, je suis convaincue que je suis bien plus heureuse maintenant que je vis avec le moins possible, de façon minimaliste et écoresponsable… Qui aime être un simple mouton après tout?
Au Canada, « les consommateurs ont tendance à acheter beaucoup trop de biens par rapport à leurs besoins », explique Pierre-Yves McSween, économiste et animateur de l’émission L’indice McSween diffusée à Télé-Québec. Le fameux « j’en ai besoin » est-il bien compris par les locuteurs qui l’utilisent? Qu’est-ce qu’un besoin au juste? Selon le Larousse en ligne, un besoin est « un sentiment de privation qui porte à désirer ce dont on croit manquer », « une chose considérée comme nécessaire à l’existence ». Ceci dit, le dernier modèle d’iPhone est-il vraiment nécessaire à notre existence? Je ne crois pas. Il est correct d’avoir des désirs, mais je pense que nous utilisons (et je m’inclus là-dedans) trop souvent « besoin » et « désir » pratiquement comme des synonymes, sans trop de nuance, alors qu’il y en a une. Pour en revenir à nos désirs, est-ce possible de les combler différemment? C’est un besoin de me vêtir, mais c’est un désir de porter un chandail d’une compagnie en particulier par exemple.
Peut-on enfin pousser notre réflexion plus loin et réfléchir aux conséquences à long terme? Assouvir le moindre de nos désirs est égoïste et impulsif. À quoi cela sert-il d’avoir un sous-sol rempli d’objets inutilisés sinon que de polluer davantage la planète? Chaque objet créé utilise des ressources naturelles précieuses qu’il faut autant que possible préserver.
À vrai dire, acheter devrait être notre dernier recours lorsqu’un besoin se présente (voir la pyramide des besoins). Avant chaque achat, il faut donc se demander si l’objet en question est nécessaire. Si la réponse est oui, y a-t-il une autre façon de se procurer cet
objet? Peut-on l’emprunter à quelqu’un, le créer soi-même, l’acheter dans une boutique seconde main, l’acheter dans un autre magasin où il ne sera pas emballé? En 2016, « 1 900 000 000 biens ont eu une seconde vie au Canada grâce à des ventes, des dons, des locations ou des échanges » (Indice McSween). Je souhaite que ce nombre augmente dans les prochaines années. Il faut arrêter d’automatiquement se tourner vers le neuf et prendre conscience qu’il y a un tas de façons de se procurer des objets seconde main qui seront tout aussi utiles, mais occasionneront un impact environnemental beaucoup moins grand.