mardi 20 février 2018

Il en faut peu pour être heureux!


Comme le dit si bien la chanson du Livre de la jungle, « il en faut peu pour être heureux ». Les biens matériaux, les publicités, le magasinage, la semaine de 40 heures de travail, la surconsommation, le capitalisme… ouff! Trop c’est trop. A-t-on vraiment besoin de tout ça? On vit dans une société qui prône assurément tous ces éléments, mais personnellement, je suis convaincue que je suis bien plus heureuse maintenant que je vis avec le moins possible, de façon minimaliste et écoresponsable… Qui aime être un simple mouton après tout?
Au Canada, « les consommateurs ont tendance à acheter beaucoup trop de biens par rapport à leurs besoins », explique Pierre-Yves McSween, économiste et animateur de l’émission L’indice McSween diffusée à Télé-Québec. Le fameux « j’en ai besoin » est-il bien compris par les locuteurs qui l’utilisent? Qu’est-ce qu’un besoin au juste? Selon le Larousse en ligne, un besoin est « un sentiment de privation qui porte à désirer ce dont on croit manquer », « une chose considérée comme nécessaire à l’existence ». Ceci dit, le dernier modèle d’iPhone est-il vraiment nécessaire à notre existence? Je ne crois pas. Il est correct d’avoir des désirs, mais je pense que nous utilisons (et je m’inclus là-dedans) trop souvent « besoin » et « désir » pratiquement comme des synonymes, sans trop de nuance, alors qu’il y en a une. Pour en revenir à nos désirs, est-ce possible de les combler différemment? C’est un besoin de me vêtir, mais c’est un désir de porter un chandail d’une compagnie en particulier par exemple.
Peut-on enfin pousser notre réflexion plus loin et réfléchir aux conséquences à long terme? Assouvir le moindre de nos désirs est égoïste et impulsif. À quoi cela sert-il d’avoir un sous-sol rempli d’objets inutilisés sinon que de polluer davantage la planète? Chaque objet créé utilise des ressources naturelles précieuses qu’il faut autant que possible préserver.
À vrai dire, acheter devrait être notre dernier recours lorsqu’un besoin se présente (voir la pyramide des besoins). Avant chaque achat, il faut donc se demander si l’objet en question est nécessaire. Si la réponse est oui, y a-t-il une autre façon de se procurer cet
objet? Peut-on l’emprunter à quelqu’un, le créer soi-même, l’acheter dans une boutique seconde main, l’acheter dans un autre magasin où il ne sera pas emballé? En 2016, « 1 900 000 000 biens ont eu une seconde vie au Canada grâce à des ventes, des dons, des locations ou des échanges » (Indice McSween). Je souhaite que ce nombre augmente dans les prochaines années. Il faut arrêter d’automatiquement se tourner vers le neuf et prendre conscience qu’il y a un tas de façons de se procurer des objets seconde main qui seront tout aussi utiles, mais occasionneront un impact environnemental beaucoup moins grand.

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