Comme le
dit si bien la chanson du Livre de la jungle, « il en faut peu pour être
heureux ». Les biens matériaux, les publicités, le magasinage, la semaine de 40
heures de travail, la surconsommation, le capitalisme… ouff! Trop c’est trop. A-t-on
vraiment besoin de tout ça? On vit dans une société qui prône assurément tous
ces éléments, mais personnellement, je suis convaincue que je suis bien plus
heureuse maintenant que je vis avec le moins possible, de façon minimaliste et
écoresponsable… Qui aime être un simple mouton après tout?
Au Canada,
« les consommateurs ont tendance à acheter beaucoup trop de biens par rapport à
leurs besoins », explique Pierre-Yves McSween, économiste et animateur de
l’émission L’indice McSween diffusée
à Télé-Québec. Le fameux « j’en ai besoin » est-il bien compris par les
locuteurs qui l’utilisent? Qu’est-ce qu’un besoin au juste? Selon le Larousse en ligne, un besoin est « un
sentiment de privation qui porte à désirer ce dont on croit manquer », « une
chose considérée comme nécessaire à l’existence ». Ceci dit, le dernier modèle
d’iPhone est-il vraiment nécessaire à notre existence? Je ne crois pas. Il est
correct d’avoir des désirs, mais je pense que nous utilisons (et je m’inclus
là-dedans) trop souvent « besoin » et « désir » pratiquement comme des
synonymes, sans trop de nuance, alors qu’il y en a une. Pour en revenir à nos
désirs, est-ce possible de les combler différemment? C’est un besoin de
me vêtir, mais c’est un désir de porter un chandail d’une compagnie en
particulier par exemple.
Peut-on
enfin pousser notre réflexion plus loin et réfléchir aux conséquences à long
terme? Assouvir le moindre de nos désirs est égoïste et impulsif. À quoi cela
sert-il d’avoir un sous-sol rempli d’objets inutilisés sinon que de polluer davantage
la planète? Chaque objet créé utilise des ressources naturelles précieuses
qu’il faut autant que possible préserver.
À vrai
dire, acheter devrait être notre dernier recours lorsqu’un besoin se
présente (voir la pyramide des besoins). Avant chaque achat, il faut donc se
demander si l’objet en question est nécessaire. Si la réponse est oui, y a-t-il
une autre façon de se procurer cet

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